La Petite Fille Aux Allumettes

Une jeune fille pauvre tente de vendre aux passants des allumettes le soir de la Saint Sylvestre, elle a froid et se réchauffe en craquant des allumettes. A chaque fois, à la lueur vacillante de ses allumettes naissent des visions...
Le conte tient en deux pages à peine mais il est très connu. Ce n’est pas tant parce qu’il est effroyablement triste – la jeune fille finit par mourir de froid dans la neige le soir du nouvel an – que parce qu’il est une gloire à l’imagination, et en particulier à l’imagination de l’enfant.

C’est cet aspect qui est le plus intéressant dans ce conte : la faculté qu’à l’enfant de s’évader par l’imagination, de donner au monde qui l’entoure la couleur de son choix. L’enfant interprète le réel d’une manière unique car il mélange les songes à la réalité, il fait intervenir des personnages imaginaires dans sa vie, il joue, parle, chante avec des amis venus d’ailleurs, avec des animaux, des monstres et des fantômes. Il fait cela dans son lit, souvent quand il est seul, quand il s’ennuie ou qu’il se sent un peu mélancolique.

Voilà pourquoi La Petite Fille aux Allumettes fait rêver les enfants au delà du drame du récit, car ils se reconnaissent en la petite fille. Comme elle, ils se racontent des histoires, comme elle, ils s’évadent par l’imagination.
Le théâtre, lieu de tous les possibles est l’endroit idéal pour raconter cette histoire, pour raconter cette histoire en musique.

Conception : Joachim Latarjet et Alexandra Fleischer

Musique et mise en scène : Joachim Latarjet

Distribution : Florent Dorin ou Maximilien Seweryn, Alexandra Fleischer, Anne Gouverneur, Joachim Latarjet, Alexandre Théry

Son : François Vatin

Lumières et régie générale : Léandre Garcia Lamolla